♔♔♔Être habillé sans l'être vraiment, vous connaissez ? ♔♔♔
D e s_v ê t e m e n t s _p e r m a n e n t s,_ i n d é l i b i l e s.
Quelques-uns en sont recouverts, d'autres n'en n'ont que des parcelles et plusieurs n'ont jamais osé.
La douleur due à la mise en place de ce tissu permanent en a déjà décourager plusieurs et en découragera sûrement encore beaucoup d'autres.
La variété de formes que peut prendre cette chose est infinie, que l'on passe du traditionnel et cliché " I love mom " à la célèbre panthère rose.
Les possibilités sont incalculables.
Alors, qu'est-ce que c'est?
Les tatouages, bien sûr!
_____ Le tatouage a presque toujours existé. Que ce soit pour se distinguer de la masse, afficher sa rébellion ou pour exhiber sa classe sociale, toutes les raisons ont toujours été et seront toujours bonnes pour passer à l'action. Les techniques ont évolué, se sont multipliées, amenant ainsi plusieurs dérivés de l'art corporel comme le body piercing. Quoiqu'on en pense, le courage est un élément important pour sauter le pas et l'expression " il faut souffrir pour être beau " n'y est peut-être pas étrangère.
Les tatouages ne sont pas nés d'hier ! En vérité, les premiers signes remontent à 5 000 ans avant Jésus-Christ. Provenant de statuettes funéraires découvertes dans des tombeaux japonais, ils servaient d'accompagnement aux morts dans leur voyage vers l'au-delà. À cette époque, on attribuait aux tatouages des propriétés magiques et religieuses. Simple croyance d'une autre époque ? Peut-être pas. Les superstitions appartiennent à tous les temps et l'elfe, ou le petit lutin si vous préférez, que s'est fait tatouer Nancy Lavoie, étudiante de vingt ans en Éducation spécialisée, n'est pas étranger à cela. " Ben, j'avais entendu dire que c'était pour protéger les humains, ça fait que je me suis dit qu'il fallait bien que je me fasse protéger. "
Le tatouage n'a pas toujours été vu comme étant un art. Pendant longtemps, on a pensé que c'était l'exclusivité des motards, des détenus ou des délinquants. Même autrefois, on lui attribuait une connotation souvent très négative, qui proviendrait de la Chine. En effet, vers la fin du 3e siècle après Jésus-Christ, plusieurs textes parlent déjà de la position des Chinois sur le tatouage en rapport avec la coutume japonaise. Ces derniers prônaient cette forme d'art comme étant une preuve de courage face à la douleur et de loyauté au groupe d'attache en vertu de la permanence du dessin.
De leur côté, les Chinois voyaient en cette technique indélébile un acte de barbarisme. Ils se servirent donc de cette méthode comme punition qu'ils infligeaient aux brigands et aux criminels pour les démarquer du reste de la société. Pour rajouter au supplice de ce marquage à vie, les symboles, qui restaient simples, étaient marqués sur les parties du corps les plus visibles, afin d'être repérés le plus rapidement possible par la communauté.
Malgré le fait que des gens tels que des avocats, des psychologues et même des policiers soient les nouveaux adeptes du tatouage, les préjugés sur ce genre artistique sont encore aujourd'hui bien ancrés dans la société. " Au début, j'avais pensé me faire tatouer sur la cheville, explique Sarah Simard, 19 ans, étudiante en Art et technologie des médias. Mais puisque je vais travailler dans le monde des médias, j'ai finalement décidé de me faire tatouer en haut de la fesse gauche parce que je voulais garder ça pour moi et parce que les gens ont encore beaucoup trop de préjugés par rapport à ça. "